Pourquoi nous ne devons pas décriminaliser le suicide assisté

ON DEVRAIT AIDER LES PERSONNES SUICIDAIRES À SOLUTIONNER LEURS PROBLÈMES, NON À MOURIR.

3. Mais qu'en est-il de ceux qui prennent une DÉCISION de façon RATIONNELLE et COMPÉTENTE (comme Sue Rodriguez par exemple)?

Il serait acceptable de demander si Sue a pris une décision rationnelle; si sue n'a pas été contrainte de se suicider avant de mourir de causes naturelles. Voyons les faits :

a) La mort n'etait pas imminente pour Sue, tel que l'a expliqué son médecin aux médias.

b) Elle ne souffrait pas; elle avait reçu de bons soins palliatifs; bien des gens vivent avec des handicaps au moins aussi graves que les siens.

c) Elle était une protégée de la Société du Droit de mourir et on l'avait critiquée publiquement dans le Globe & Mail seulement quatre jours avant sa mort, pour avoir «changé d'idée» au sujet de son suicide. Le Dr Eike Kluge croyait qu'elle avait abandonné leur cause.

d) Sa position publique, sa place dans les livres d'histoire, auraient été perdues si elle était morte avant d'avoir été tuée.

Réfléchissez à ces paroles de Joseph Richman dans le «Journal of Science and Life Threatening Behaviour» : «En tant que suicidologiste et thérapeute qui a interviewé ou traité plus de 800 suicidaires et leurs familles, j'ai été surpris de constater (que ceux) qui sont suicidaires sont davantage semblables plutôt que différents...y compris ceux qui choisissent le «suicide rationnel». Tous les suicides, même ceux dits «rationnels», peuvent être une fuite ou une substitution face aux problèmes de vie et de mort. La personne suicidaire et les gens près d'elle ne connaissent habituellement pas les raisons qui ont conduit à commettre le suicide, mais ils trouvent des raisons. Voilà pourquoi le suicide rationnel est souvent rationnalisé à partir de raisons inconnues, inconscientes, et qui font partie de la dynamique du système social et familial... Les partisans du suicide rationnel ont souvent une vision étroite des choses, c'est-à-dire qu'ils n'entrevoient aucune alternative au suicide.»

4. Alors, laissons à l'euthanasie/le suicide assisté le statut d'acte criminel à moins qu'un médecin la pratique.

Ce que vous dites est que pourvu que ce soit un médecin qui tue, ça ne devrait pas être appelé tuer. Voilà une façon «assainir» le meurtre - la victime est morte - peu importe qui l'a tuée. Le Dr Colleen Clements (Medical Post, 18 mai 1993) montre clairement de quelle façon un médecin peut influencer à la fois le désir de suicide du patient et son/sa décision de mettre ce désir à exécution.

«Si un médecin imite la réaction du patient vis-à-vis sa maladie en encourageant ou appuyant activement le suicide; si le médecin fournit les moyens au patient; si le médecin, par des visites et échanges fréquents avec le patient au sujet du suicide imminent, transmet un message d'approbation; si le médecin désire être averti par le patient avant que l'acte ne soit accompli et si le médecin veut être présent durant le suicide - alors le médecin et le patient accomplissent tous deux le suicide.

Et le médecin tue directement le patient - même si la main du patient est l'intrument final.»

5. Nous pouvons dresser des suvegardes légales au suicide assisté; personne ne sera contraint de se tuer ou ne sera tué sans son consentement.

Il existe deux précédents trè récents prouvant que cela est impossibe.

a)L'Allemagne Nazie : On acceptait dans l'Allemagne de la République de Weimar que certaines personnes seraient mieux mortes; les médecins qui tuaient les patients n'étaient pas accusés du meurtre des handicapés et des malades mentaux. Les Nazis ont simplement élargi ce qui était déjà un précédent. Ce ne sont pas les Nazis qui ont enseigné aux médecins à tuer; ce sont les mà tuer; ce sont les médecins qui ont montré aux Nazis comment tuer impunément. Voici un précédent plus récent :

b) Les Pays-Bas. Plusieurs décès, dans les Pays-Bas, sont dus à l'euthanasie volontaire (suicide assisté), mais il ya bien plus de décès involontaires, et pour des raisons de moins en moins sérieuses. D'après le rapport Remmenelink 9,1% des morts en Hollande sont causées directement par le médecin et sans consentement. De jeunes enfants, ceux qui sont incapables de faire face à l'avenir, ceux qui souffrent d'anorexie nerveuse, les mouveaux-nés handicapés, sont tous des cibles de la machine euthanasie dans ce pays.

(suite de déc 2004)